DROITS DE L’HOMME ET HOMOSEXUALITE : Pourquoi l’hypocrite procès de l’émigration ?

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Aujourd’hui, l’union homosexuelle est qualifiée de contre nature dans beaucoup de pays

 

Jamais dans la chronologie du monde on a tenté, comme aujourd’hui, d’unifier et de rapprocher les hommes de différents continents. Et ce, sur la base de la ‘’mondialisation’’. Cependant, jamais les restrictions d’entrée ou de sortie d’un territoire à un autre n’ont été si flagrantes, et très souvent déshumanisantes.

Ce fameux concept de mondialisation qui vise aussi à libéraliser les échanges commerciaux a amené les pays du monde entier à harmoniser leurs lois et règlements pour participer à un marché commun.

Si auparavant, l’effort d’harmoniser les textes était nécessaire pour faciliter le commerce entre les Etats, présentement le concours de ces derniers est aussi demandé au niveau des droits des individus dans leurs territoires respectifs.

Parce que qui parle d’échanges parle forcément de déplacements, il faudrait que les individus aient des droits inaliénables quel que soit l’endroit où ils se trouvent : c’est ainsi qu’il faut comprendre le concept des droits humains dans son sens le plus rigoureux. Si les droits sont appelées à être reconnus quel que soit le lieu où se trouve toute personne, l’idée de territoire apparaît évidemment obsolète. Le caractère universel que revêt la notion de des droits Humains dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH), vient renforcer l’idée de déterritorialisation.

Le principe d’universalité des Droits de l’homme est d’autant plus examiné qu’il détermine de nos jours, dans beaucoup de cas, l’octroi de financement de pays développés à des pays qualifiés de pauvres.

A titre d’exemple, Barack Obama avait prévenu son homologue Ougandais de la crispation de leur relation quelques jours avant que Yoweri Museveni n’adopte une loi anti-gay dans son pays. On suppose que la crispation pourrait se sentir au niveau de l’aide américaine à ce pays.

Ici, a affaire aux droits des homosexuels. Les violations de leurs droits  dans le monde sont pris très au sérieux par les grandes puissances. Ces dernières ne manquent pas de s’indigner face à de tels manquements.

Le respect ou pas des droits des homosexuels peut déterminer, comme le démontre l’exemple américano-ougandais, les relations en des pays du Nord et certains pays du Sud.

Mais, et c’est sur ce point que va porter mon analyse, qu’en est-il quand il s’agit du droit des candidats au départ ? On fait allusion aux individus qui veulent émigrer.

Pourquoi l’émigration n’est pas aussi un droit de l’homme au même titre que le droit de toute personne d’avoir une orientation sexuelle différente?

Pourtant selon la notion des droits de l’homme inscrite dans la DUDH, les individus naissent libres et égaux. Pourquoi cette vision égalitaire des hommes dans le monde ne s’applique-t-elle dans le cas des migrations ?

Si explicitement, la Déclaration Universelle des Droits humains ne fait pas référence dans ses textes aux droits des homosexuels, la liberté de circulation y est en revanche affirmée.

Malgré cela, cette dernière est ébranlée et est par ricochet la cause directe des cadavres qui gisent chaque année sur les côtes de l’Europe. La violation de cette liberté de circulation pousse beaucoup à des contournements : les pirogues servent, malgré les risques, de moyen pour atteindre un autre bout du monde. Et les morts continuent de se compter par milliers.

Ces désastres humains ne reçoivent pas la même vague d’indignation que la violation des droits des homosexuels. Cela dit, les homosexuels auraient-t-il alors plus de droits que les aspirants au départ ?

Une connaissance européenne qui travaille dans un organisme international m’a relaté un fait assez révélateur de la violation de cette liberté de circulation. Devant se rendre aux Etats-Unis pour une mission, elle a été obligéee de quitter le pays sans son collègue sénégalais à qui on a refusé le Visa.

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Des cadavres de migrants échouent aux côtes italiennes de Lampedusa

Si les droits de l’homme sont universels, aucune justification possible ne serait acceptable dans ce cas de figure. Et pourtant, les exemples de ce genre sont légions.

Les défenseurs du Visa invoquent ici le principe de souveraineté

Mon propos ne vise nullement à remettre en cause le droit qu’à chaque Etat d’exercer son autorité sur son territoire.

Mais, si les pays sont souverains, pourquoi alors ce principe ne prélaverait-t-il pas en Ouganda concernant la loi votée par la majorité des députés visant à criminaliser l’homosexualité ? Les députés qui dans un régime démocratique sont censés représentés le peuple.

L’Ouganda serait-il alors moins souverain quand il décide d’appliquer une loi inhumaine contre les homosexuels que les Etats-Unis qui refusent le Visa à un citoyen sénégalais ?

En d’autres termes, pourquoi l’Ouganda devrait-il se départir de sa souveraineté quand les Etats-Unis appliqueraient, par exemple, ce principe pour accorder ou refuser un titre de séjour à un citoyen Ougandais ? Où commence la souveraineté d’un pays et à quel moment s’arrête-t-elle pour laisser place au droit international ?

La citoyenne européenne en question à qui on a octroyé le visa ne doit-elle pas être égale en droit que son collègue sénégalais, comme le stipule la Déclaration Universelle des Droits Humains ?

Pourtant c’est bien contre la discrimination que s’érige les défenseurs des homosexuels.

Le refus de visa à un individu est donc une violation grave de la liberté de circulation. Et cela met en péril le droit d’émigrer qui devrait être reconnu comme un droit de l’homme universel et inaliénable.

Si ce droit n’est pas reconnu comme tel, les nouveaux ‘’migrantophobes’’ n’ont aucune légitimité dans leur argumentaire face aux homophobes.

 

Rémy MALLET

Escale chez Michael Jeismann, directeur de l’Institut Goethe Sénégal : ‘’ On ne peut pas raconter n’importe quoi sur l’Allemagne ’’

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Photo : Lore Kurtz

Il faut gravir cinq échelons pour rencontrer Michael Jeismann ou ‘’Michel’’ comme il nous le recommande gentiment au cours de notre entretien. Mais avant d’arriver à lui, au 4ème étage déjà c’est l’Allemagne qui nous accueille : le palier est destiné aux cours de langue.

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Yen A Marre: Où est donc votre "Nouveau Type de Sénégalais" ?

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‘’Sentinelles de la démocratie’’, ‘’Éclaireurs sociaux’’ : les mots n’ont pas manqué, sur le plan national et surtout international, pour qualifier l’engagement de Y en A Marre,  lors de sa création en janvier 2011.  Hélas aujourd’hui, on est tenté de dire que cet engagement n’était que de façade.

Il y a deux ans les voix discordantes à l’endroit de ce mouvement n’ont pas reçu un grand écho. Certains ont estimé que Yen A Marre avait des soutiens politiques, vue sa détermination à s’opposer contre la candidature d’Abdoulaye Wade.

Après avoir vivement combattu le leader du Parti Démocratique Sénégalais, le mouvement qui a appelé à la naissance d’un Nouveau Type de Sénégalais (NTS), s’est presque réduit au silence. Comme si le combat qu’il avait mené était tellement difficile qu’il avait en quelque sorte accompli sa mission.

En tant que mouvement citoyen, on a du mal à croire ce qui empêche ses précurseurs de se donner les moyens pour mettre en œuvre le NTS qu’ils ont théorisé.

Jamais Y en A Marre n’a mené une campagne pour sensibiliser sur le Sénégalais qui jette les ordures par terre dans la rue. Jamais Y en A Marre ne s’est battu avec vigueur contre le Sénégalais qui ne respecte pas les feux de signalisation. Le mouvement semble ne pas en avoir marre des accidents à répétition. Jamais ce mouvement ne s’est érigé contre le Sénégalais qui préfère traverser une voie au lieu d’emprunter le pont pour piéton. Le mouvement Y en A Marre ne s’est jamais penché sur la question du Sénégalais et de son rapport au temps. Jamais, hélas jamais, on a vu ses responsables mener des marches pour demander aux fonctionnaires de venir à l’heure au travail.

Les exemples de civisme sont légions. Et sur ce terrain, Yen A Marre est aux abonnés absents. Pourtant, ces questions précèdent tout développement.

On a plutôt vu, tout sourire, ses responsables accueillir Laurent Fabius à leur siège dans la banlieue de Dakar. La visite du ministre des affaires étrangères  françaises ainsi que  les invitations à venir partager leurs expériences dans le monde, ont conduit ce mouvement dans une sorte de suffisance.

Suffisance, dans le sens où ils croient avoir obtenu une médaille et se muent aujourd’hui dans le rôle de conseiller ou de coach pour les autres. Mais en se penchant de si près, on note que ce mouvement n’a rien gagné de concret. Il voulait que Wade retire sa candidature, Wade l’a maintenu. Sa récompense se serait jouée là.

Par rapport au rôle de coach, il y a quelque temps, Yen A Marre a apporté son soutien à un mouvement de gambiens résidant aux États-Unis et farouchement opposé au régime Jammeh. A Dakar, ils se sont associés à ces gambiens pour annoncer une plainte contre l’homme fort de Banjul.

Ce que Yen A Marre oublie peut être, c’est que contrairement à son NTS, le chauffeur gambien n’oublie jamais de mettre sa ceinture de sécurité au volant. Le citoyen gambien a beaucoup à apporter à son voisin sénégalais sur le plan du civisme.

Si le combat de Yen A Marre devrait se limiter qu’au champ politique, qu’il devienne un parti. Sur les questions politiques, l’opposition et ses députés font leur travail. Par contre si Y en A Marre est un mouvement citoyen, le combat doit être aussi mené sur des questions aussi importantes que le civisme. A quand le nouveau type de sénégalais ?

Entre Attaya Arachides et Yalla Baxna, les jeunes attendent le développement

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On s’échange des tasses de attaya (thé sénégalais) accompagnés d’arachides, on rigole,  on parle de tout et de rien, et à la nuit tombée on prie pour que demain nous réussisse. Voilà le quotidien de beaucoup de jeunes dakarois qui ont fait des koñs, (coins de rues) leur demeure ou du moins  inchallah leur abri provisoire.

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SENEGAL : Pourquoi acceptent-elles la polygamie ?

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A Dakar, les unions polygames n’ont pas baissées contrairement aux prévisions

Ils avaient prédit la mort de la polygamie, ils ont vu tout faux. Les démographes espéraient que cette pratique disparaitrait à Dakar en raison son urbanisation accélérée. L’idée derrière ce raisonnement serait que la polygamie a de fortes chances de perdurer en mode rural plutôt qu’en milieu urbain.

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Incivisme dakarois ou la théorie de la désobéissance organisée

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Du haut du pont pour piétons du Cices. On aperçoit nettement la longue rangée de barre de fers qui sépare la voie. Elle sera endommagée quelques mois après par des piétons voulant se frayer un chemin et éviter d’emprunter le pont.

Une femme courant sur un passage clouté fini par ralentir quand le chauffeur dans la voiture s’arrête en lui indiquant qu’elle peut traverser. Elle lui fait un signe de main en guise de remerciement. Le dernier hoche la tête. Pourquoi cette dame courait-elle et s’enfuyait-elle devant son droit ? Pourquoi a-t-elle remercié le chauffeur qui n’était pas dans ses droits ?

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OFFENSE AU CHEF DE L’ETAT: Macky Sall ou l’homme allergique aux critiques !

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Je ne nourris aucune affection singulière, encore moins une estime personnelle pour Sidy Lamine Niasse.  Mais ce monsieur a quelque chose  de particulier : le pouvoir de donner à ses propos un caractère extra-médiatique, surtout quand il tape sur le gouvernement. Ses dernières invectives à l’endroit du chef de l’Etat peuvent en témoigner.

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